Quand je prépare un trek, je cherche toujours autant les paysages que la rencontre inattendue avec la faune sauvage à découvrir au Vietnam. Le Vietnam est un terrain de jeu exceptionnel pour qui aime observer les espèces dans leur milieu : forêts primaires, mangroves, montagnes karstiques, rizières en terrasses, chaque milieu offre son lot de surprises. Dans cet article je vous raconte ce que j’ai vu, ce que j’ai appris et surtout où et comment maximiser vos chances d’observer la faune tout en la respectant.
Pourquoi le Vietnam pour observer la faune sauvage
Ce pays d’Asie du Sud‑Est possède une biodiversité remarquable, souvent méconnue des visiteurs pressés. Entre le nord montagnard et le delta du Mékong, on trouve des zones protégées encore peu fréquentées où la nature reprend ses droits. J’ai aimé la diversité d’habitats : la canopée des forêts primaires, les clairières qui attirent les cervidés, les falaises propices aux rapaces et les cours d’eau abritant crocodiles et tortues. C’est un pays où l’on peut faire des treks combinant paysages et ornithologie, mammalogie ou herpétofaune.
Où partir en trek pour observer la faune
Voici quelques lieux qui m’ont paru incontournables — ils couvrent différents types d’écosystèmes et des niveaux d’accès variés :
Espèces à surveiller lors d’un trek
Je liste ici les espèces qui m’ont marqué et celles que je conseille de rechercher selon la zone. L’idée est d’avoir des objectifs réalistes — certaines espèces sont très secrètes et demandent patience et chance.
Mammifères
Oiseaux
Les oiseaux sont souvent la meilleure récompense d’un trek : bruyants, colorés et plus faciles à repérer que les mammifères nocturnes.
Reptiles et amphibiens
Les rivières, marais et forêts humides sont riches en espèces souvent fascinantes.
Insectes et papillons
La diversité des papillons m’a souvent coupé le souffle — certains sentiers, au petit matin, ressemblent à des tapis volants. Les lucioles dans certaines vallées donnent, à la nuit tombée, un spectacle magique.
Conseils pratiques pour observer la faune en trek
Voici les astuces que j’applique systématiquement pour augmenter mes chances sans perturber la nature :
Itinéraires types pour un trek faunistique
| Durée | Région | Espèces ciblées | Niveau |
| 2-3 jours | Parc national de Cat Tien | Primates, oiseaux forestiers, cerfs | Facile à modéré |
| 3-5 jours | Cuc Phuong | Langurs, papillons, amphibiens | Modéré |
| 4-6 jours | Pu Mat | Espèces rares, nocturnes | Modéré à difficile |
| 1-2 jours | Delta du Mékong | Oiseaux aquatiques, reptiles | Facile |
Photographie et respect : mes règles personnelles
Photographier la faune est un grand plaisir, mais j’applique des règles strictes : je n’utilise jamais de leurres ni de nourriture pour attirer un animal. Je reste à distance, j’évite le flash pour les yeux nocturnes et je privilégie les portraits naturels. Une photo prise en respectant l’animal vaut bien mieux qu’un selfie maladroit à côté d’un individu stressé.
Préparer son trek : logistique et sécurité
Sur le plan pratique, je vérifie toujours les autorisations nécessaires pour entrer dans certaines réserves et je contacte des guides officiels recommandés par les parcs. Les moustiques et la dengue sont des réalités — préparation anti‑moustiques, vêtements longue protection, trousse de secours et répulsif de qualité (DEET ou IR3535) sont indispensables. Enfin, s’informer sur la saison : la saison sèche est plus confortable mais la saison des pluies révèle souvent une faune plus active.
Si vous partez à la recherche de la faune sauvage à découvrir au Vietnam, attendez‑vous à des moments de pure observation, à quelques déceptions (certaines espèces sont vraiment rares) et surtout à des rencontres qui restent gravées. Pour ma part, c’est la patience et le choix du bon guide local qui ont transformé mes treks en véritables safaris humains et naturalistes — et je reviens toujours avec de nouveaux projets pour explorer d’autres zones encore moins fréquentées.